BANGKOK : Le gouvernement thaïlandais exige que la plupart des agences gouvernementales mettent pleinement en œuvre un système de travail à domicile (travail à domicile/WFH) dans le cadre des mesures d’urgence visant à supprimer la demande énergétique du centre tension géopolitique au Moyen-Orient.

La décision a été approuvée lors d’une réunion du cabinet mardi (10/3). Le secrétaire général du Conseil national de développement économique et social de Thaïlande, Danucha Pichayanan, a déclaré que cette politique vise à réduire la consommation d’énergie en raison du risque croissant de perturbations de l’approvisionnement en pétrole et en carburant.

La politique de la FMH s’applique à toutes les agences gouvernementales, à l’exception des unités qui fournissent des services directs au public afin que les services continuent de fonctionner normalement.

Le cabinet, cité par The Nation, a également demandé aux responsables de suspendre les voyages à l’étranger non urgents. Seules les réunions internationales jugées d’importance cruciale peuvent être approuvées après une évaluation rigoureuse.

En outre, le gouvernement du White Elephant Country exige que tous les bureaux gouvernementaux règlent la température de la climatisation à 26 degrés Celsius pour économiser l’électricité.

Les fonctionnaires sont également encouragés à réduire l’utilisation de vêtements formels tels que des costumes lors des réunions dans le cadre des mesures d’efficacité énergétique.

La Thaïlande avait précédemment déclaré qu’elle avait assuré ses approvisionnements en pétrole pour les deux prochains mois, mais qu’elle suspendait ses exportations pour maintenir ses réserves intérieures. Le gouvernement a également fixé une limite de prix du diesel inférieure à 30 bahts par litre pendant 15 jours.

LE VIETNAM PREND DES MESURES SIMILAIRES

Un certain nombre d’autres pays d’Asie du Sud-Est commencent à mettre en œuvre des politiques similaires en matière d’économie d’énergie.

Le Vietnam prend des mesures fiscales et administratives. L’AFP a rapporté que le gouvernement vietnamien a supprimé les droits d’importation sur un certain nombre de produits pétroliers importés de lundi jusqu’à fin avril afin d’éviter des pénuries d’approvisionnement et de stabiliser le marché intérieur.

Le pays de l’oncle Ho est l’un des pays qui ont été considérablement touchés par les perturbations de l’approvisionnement énergétique depuis l’escalade du conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis. La dépendance à l’égard des importations énergétiques du Moyen-Orient rend le pays vulnérable aux fluctuations des prix et de l’offre.

Le ministère vietnamien du Commerce encourage les entreprises locales à mettre en œuvre le travail à domicile dans le cadre des efforts d’économie de carburant.

Le gouvernement de Hanoï recommande également aux citoyens de limiter l’utilisation des véhicules privés et de privilégier les transports publics, le vélo ou le covoiturage.

De longues files de voitures et de motos ont été observées mardi devant plusieurs stations-service publiques (SPBU) de la capitale Hanoï.

Les médias d’État vietnamiens ont rapporté que des dizaines de petites stations-service ont été contraintes de fermer temporairement ou de réduire leurs heures d’ouverture en raison du faible approvisionnement, même s’il n’y a pas eu de pénurie massive jusqu’à présent.

Premier ministre Phạm Minh Chính aurait communiqué avec les dirigeants du Koweït, du Qatar et des Émirats arabes unis pour sécuriser les approvisionnements en carburant et en pétrole brut.

Les Philippines, qui importent la quasi-totalité de leurs besoins en pétrole, ont choisi d’imposer une semaine de travail de quatre jours aux bureaux gouvernementaux afin de réduire leur consommation de carburant.

Les tensions du conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis perturbent la distribution mondiale du pétrole et entraînent des fluctuations des prix du carburant dans divers pays, y compris dans la région de l’Asie du Sud-Est.



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