Les extracteurs de flux YouTube bloqués au Canada

Crédit photo : Jason Hafso

La Cour fédérale d’Ottawa a rendu la première ordonnance de blocage de sites demandée par l’industrie musicale canadienne ciblant les services d’extraction de flux YouTube.

Les grands labels ont remporté une victoire majeure au Canada contre les opérateurs des sites d’extraction de flux YouTube Y2Mate, YTMP3 et les domaines Savefrom restants pour violation du droit d’auteur.

La plainte initiale, déposée en novembre par Sony Music Entertainment, Universal Music Group et Warner Music Group, visait les exploitants John Doe de ces sites et a abouti à une ordonnance rendue par la Cour fédérale d’Ottawa.

Le injonction permanente oblige les opérateurs du site à cesser leurs activités contrefaites et à désactiver leurs domaines. Le commande exige également que neuf grands fournisseurs de services Internet (FAI) canadiens, dont Bell, Rogers et Teksavvy, utilisent le blocage ou le reroutage DNS pour bloquer les domaines spécifiés pendant une période de deux ans. Les FAI doivent également mettre en place une notification pour les visiteurs des domaines expliquant pourquoi ils ne sont plus accessibles.

Alors que les versions originales des sites d’extraction de flux ont en fait été fermées depuis longtemps ou rendues inaccessibles aux Canadiens, les versions actuelles génèrent moins de trafic, ce qui leur a permis de rester indétectables plus longtemps.

Le cadre décrit dans l’ordonnance du gouvernement canadien permet aux titulaires de droits d’ajouter rapidement des sites clones nouveaux ou en croissance à la liste de blocage sans lancer une nouvelle audience distincte. Les titulaires de droits peuvent simplement déposer un affidavit identifiant le nouveau domaine incriminé et confirmant qu’il répond aux conditions décrites dans l’ordonnance.

Si aucun des neuf FAI ne s’oppose à l’ajout dans un délai de dix jours ouvrables, le tribunal peut élargir la liste de blocage sans autre procédure. Si un FAI refuse, alors seulement une audience supplémentaire complète sera nécessaire.

C’est énorme pour les maisons de disques, qui peuvent désormais agir de manière proactive contre les sites de streaming plutôt que de manière réactive une fois qu’un nouveau copieur gagne du terrain.

Des actions similaires ont déjà été efficaces dans la lutte contre le piratage dans toute l’Europe, ainsi qu’au Royaume-Uni, en Australie, au Brésil et dans d’autres pays. Mais c’est la première fois que le Canada intente une action en justice contre des sites de streaming au nom de l’industrie musicale.





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