Groupe AD est un tout nouveau projet basé à Leeds dont le nom signifie Le Groupe Pour l’Action et la Danse. Leur musique existe dans un espace intermédiaire vivant, fusionnant rythmes doublés, abstraction psychédélique sans onde et maximalisme orchestral de type spaghetti-western. Plutôt que d’imiter les styles du passé, Group AD traite l’histoire musicale comme une matière première, extrayant des fragments de différentes époques et les réassemblant en quelque chose d’étrange et tourné vers l’avenir. À travers leur premier EP, les influences scintillent comme des signaux – le balayage cinématographique de John Barry et Ennio Morricone, le pouls surf-rock de Jet Harris et le drame spectral du dancefloor des années 80 – chacun apparaissant comme une suggestion plutôt qu’une déclaration.

« Transformation de l’espace colorimétrique » est un énoncé de mission pour la philosophie du projet. Ouverture avec la ligne “Il n’y a pas de frontière plus grande que celle que l’on voit dans le rétroviseur” la piste présente la nostalgie comme une propulsion plutôt que comme une retraite. Construite initialement autour d’un disque de soul français échantillonné, la chanson n’a trouvé son noyau émotionnel qu’après le retrait de l’échantillon, laissant derrière elle des cordes qui font mal, gonflent et reculent avec un désir cinématographique. Se déplaçant entre les langages sonores du Années 1960 et 1980le morceau incarne l’idée de Daphné Oram de « regarder en arrière… pour voir devant. » Dans les derniers instants, les cordes s’épanouissent comme le générique de fin d’un étrange téléfilm à moitié mémorisé, transformant l’absence en atmosphère et la mémoire en élan.



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