Londres, où se trouve le siège d’Independent Franchise Partners. Crédit photo : Adrien Olichon
Universal Music Group a un nouveau propriétaire (partiel) : l’investisseur activiste Independent Franchise Partners (IFP), qui a acquis une participation de 3 % dans le major.
Cet investissement remarquable a récemment été révélé dans un dossier réglementaire repéré par Reuters ; différents rapports ont pourtant révélé qu’Independent Franchise Partners avait augmenté l’allocation de son portefeuille Warner Music.
Bien que ce dernier développement soit apparemment passé inaperçu, l’IFP, dont le siège est à Londres, aurait détenait une participation d’environ 9 % dans WMG au moment de sa dernière divulgation (IFP).
Et lorsqu’il s’agit d’Universal Music, l’IFP détient désormais 3,01 % du capital, un pourcentage non négligeable compte tenu de la capitalisation boursière actuelle du leader, de 35,7 milliards d’euros/42,3 milliards de dollars.
(Les actions UMG ont grimpé d’environ 1,6 % aujourd’hui pour terminer à 19,46 €/23,04 $ l’unité une fois les échanges terminés.)
De plus, des partenaires franchisés indépendants aurait possède une participation d’environ 5,4 % dans Vivendi, qui, post-introduction en bourse d’UMGreste l’un des principaux actionnaires d’Universal Music en termes de pourcentage de participation.
Tous ces points nous ramènent à une question simple mais importante : l’IFP a-t-il l’intention de faire trembler les cages de Warner Music ou d’Universal Music ?
Le temps nous le dira, mais cette évolution ne serait guère sans précédent. Ce n’est qu’en 2025 que Pershing Square a fait une pression assez publique pour qu’Universal Music déplace sa cotation principale aux États-Unis.
Finalement, UMG a résisté à l’appel et est restée à Hilversum. (Les régulateurs de l’UE auraient-ils approuvé le rachat de Downtown Music si la major n’était pas opérant aux Pays-Bas et coté sur Euronext Amsterdam ?)
Néanmoins, Pershing a techniquement le droit de coter ses actions Universal Music sur une bourse aux États-Unis. L’été dernier, des preuves suggéré que la sous-cotation était imminente, mais jusqu’à présent, elle ne s’est pas concrétisée.
Pendant ce temps, Reservoir Media (NASDAQ : RSVR) est toujours aux prises avec quelques critiques de la part de l’investisseur activiste Irenic Capital Management, qui, ayant décrit RSVR comme « substantiellement sous-évalué » en 2024, a lancé 2026 en réitérant cette position (et sa possession de près de 6,1 millions d’actions Reservoir).
“Irenic Capital soutient la direction de l’émetteur, mais estime que les titres de l’émetteur sont sous-évalués et représentent une opportunité d’investissement attrayante, notamment à la lumière de l’expertise de la direction”, a expliqué Irenic il y a quelques semaines.
Bien entendu, ces détails ne signifient pas nécessairement que l’IFP lui-même cherchera à faire bouger les choses chez Warner Music et/ou Universal Music. Mais cette possibilité mérite d’être gardée à l’esprit, d’autant plus que Independent Franchise Partners est, selon sa propre description, axé sur les investissements à long terme.
“Nous nous considérons comme copropriétaires à long terme des sociétés de notre portefeuille, détenant des investissements pendant de nombreuses années, et dans certains cas des décennies. Cela façonne une approche collaborative et constructive de l’engagement des entreprises”, peut-on lire sur le site Internet de l’IFP.

