Près de la moitié de tous les matches ont au moins 50 pour cent de chances d’être joués à des températures supérieures à 28 degrés Celsius, un seuil qui a été lié à une capacité de sprint réduite, à la distance parcourue par les joueurs et au temps de récupération.
Calsbeek a ajouté que l’altitude de Mexico, à environ 2 240 mètres au-dessus du niveau de la mer, pourrait également être un facteur important, en particulier pour les équipes venant de zones de basse altitude et ne disposant pas de suffisamment de temps pour s’adapter. La ville devrait accueillir cinq matches.
La FIFA a déclaré que chaque match de Coupe du monde comporterait une pause d’hydratation de trois minutes à chaque mi-temps. La détermination du calendrier des matchs aurait également pris en compte divers facteurs, notamment la température moyenne, les déplacements des équipes, les jours de repos, la planification médicale et les infrastructures de refroidissement.
DES PROTOCOLES DE SÉCURITÉ REMIS EN QUESTION
Un certain nombre de stades hôtes sont équipés de toits rétractables et de systèmes de climatisation. Le règlement des tournois autorise également le report, la suspension, la reprogrammation ou le déplacement des matchs pour des raisons de santé, de sûreté ou de sécurité, notamment en raison d’intempéries.
Minson estime que la FIFA devrait exiger une intervention lorsque la valeur WBGT atteint 26 degrés Celsius et envisager de reporter le match lorsque la température se situe entre 28 et 30 degrés Celsius.
Il a également appelé à la mise en place de pauses de récupération de six minutes, à la mise à disposition de zones ombragées pour que les joueurs puissent se rafraîchir, de bacs à glace d’urgence, ainsi que de pauses plus longues en première mi-temps si les conditions météorologiques l’exigent.
“Si un joueur semble souffrir de délire, incapable de penser clairement ou s’effondre sur le terrain, il doit être immédiatement calmé”, a-t-il déclaré.
Pour la FIFA, ce tournoi est une démonstration de ses capacités logistiques à grande échelle. Cependant, pour les joueurs, les entraîneurs et les scientifiques du sport, la Coupe du monde 2026 pourrait aussi être un test de la manière dont le football s’adapte à un avenir de plus en plus chaud.

