Jennifer Brown, PDG de la SOCAN. Crédit photo : SOCAN
La SOCAN du Canada a annoncé des revenus records pour 2025 – et a mis en garde contre des « pressions croissantes » sur les créatifs.dans un contexte d’accélération du changement numérique » à l’ère de l’IA.
La Société des compositeurs, auteurs et éditeurs de musique du Canada (SOCAN) a récemment fait la lumière sur ses résultats financiers pour 2025 et a détaillé ses efforts de réglementation de l’IA. Sur le plan financier, le PRO a souligné des collectes sans précédent de 587,1 millions de dollars canadiens (actuellement 424,5 millions de dollars) pour 2025, en hausse de 4,7 % d’une année sur l’autre et plus près de 41 % par rapport à 2021.
Derrière cette somme, les revenus numériques (audio et vidéo) ont enregistré une croissance de 11,5 % en glissement annuel pour atteindre 168,3 millions de dollars/232,8 millions de dollars canadiens. Entre-temps, revenus des performances des concerts a enregistré une amélioration de 10,6 % sur un an pour atteindre 33 millions de dollars (46 millions de dollars canadiens), selon le rapport.
(De toute évidence, les licences générales des établissements physiques ont affiché une croissance encore meilleure que cela ; pris ensemble, « les (r)revenus des licences générales et des concerts ont augmenté de 16,1 % » par rapport à l’année 2025, selon la SOCAN.)
Mais la performance internationale de la SOCAN est relativement modeste ; bien qu’en hausse de 34 % par rapport à 2021, les revenus de 102,5 millions de dollars/141,7 millions de dollars canadiens de la catégorie en 2025 ont augmenté d’environ 2,7 % par rapport à 2024.
De même, les distributions réelles de redevances aux titulaires de droits ont légèrement diminué pour atteindre 370 millions de dollars/512 millions de dollars canadiens en 2025, lorsqu’un bordereau de reproduction est arrivé parallèlement à une augmentation des performances. (Néanmoins, le chiffre de l’année dernière représente une augmentation de près de 50 % par rapport à 2021.)
Ailleurs dans son rapport 2025 de plus de 30 pages, en prévision de son assemblée annuelle prévue le 29 avril, la SOCAN a exploré le récent lancement de sa mise à niveau technologique (y compris un nouveau portail pour les membres), son rôle dans la facilitation de « plus de 700 présentations entre les membres et les acteurs clés de l’industrie » au cours de l’année, et d’autres sujets.
Retour à intelligence artificielleCependant, le PRO a décrit l’IA générative comme « une question déterminante pour notre secteur » et a réitéré son plaidoyer pour 2025, allant de « conversations directes avec les décideurs politiques » à « une campagne de rédaction de lettres aux membres de cinq semaines » s’opposant aux exceptions en matière de formation.
Parmi les conversations : une discussion entre le premier ministre Mark Carney, la directrice générale de la SOCAN, Jennifer Brown, et Björn Ulvaeus de la CISAC sur « la façon dont l’IA remodèle le paysage culturel du Canada et le secteur de la musique ».
Certes, il pourrait y avoir un contraste stylistique entre le rapport décontracté de la SOCAN de 2025 et le communiqué correspondant, le premier récapitulant les engagements de défense mentionnés et le second exhortant le gouvernement à réagir agressivement à la génération IA.
Quoi qu’il en soit, Brown a réitéré dans un communiqué de presse le « besoin urgent de protections modernes ancrées dans le consentement, le crédit et l’indemnisation ».
« Les résultats financiers de la SOCAN montrent une augmentation des revenus, mais nous devons tous reconnaître que les auteurs-compositeurs et compositeurs canadiens vivent une réalité différente », a déclaré Brown.
« Il y a un besoin urgent de protections modernes ancrées dans le consentement, le crédit et la compensation, afin de fournir aux auteurs-compositeurs et aux compositeurs une base fiable sur laquelle subvenir aux besoins de leur famille et continuer à faire de la musique », a conclu le président de la SOCAN.

