KOGG sont un duo électronique expérimental Londres/Essex formé par Selena Kay et Cerys Hogg. Émergeant en 2018, ils se sont taillé une niche distinctive mêlant composition classique contemporaine, improvisation jazz et invention sonore DIY.
Signé sur Nonclassical, KOGG remet en question l’austérité traditionnelle souvent associée à la musique expérimentale. Leur travail semble tactile et ludique – fondé sur la curiosité, la collaboration et le processus plutôt que sur un formalisme rigide. Après s’être produits dans des lieux tels que IKLECTIK et The Moth Club, ainsi que dans des festivals comme le Huddersfield Contemporary Music Festival et le Aldeburgh Festival, ils se sont progressivement bâti une réputation de performances audiovisuelles théâtrales et énergiques.
« Faire des choses » est tiré de leur premier album Du mécanicien (sortie le 22 mai), et il capture KOGG dans sa forme la plus instinctive et la plus inventive.
Ce qui commence par une douce progression des cordes vocales évolue vers une piste de danse rythmiquement élastique et légèrement excentrée, entièrement construite à partir de la voix humaine. Chaque élément sonore est dérivé de cet enregistrement original : découpé, remodelé, étiré et réassemblé dans un écosystème électronique complet. Même le chœur émerge d’un système génératif basé sur des probabilités, brouillant la frontière entre composition et processus algorithmique.
Le résultat est cinétique mais humain. C’est comme danser sur un terrain accidenté – instable, surprenant, mais joyeux. Une refonte de Gabriel Prokofiev étend encore davantage l’ADN expérimental du morceau, en recadrant ses textures à travers un objectif radio plus net.
Pourquoi c’est tendance : une musique expérimentale qui semble ludique et non précieuse
L’essor de KOGG reflète un appétit plus large pour la musique électronique qui donne la priorité au processus et à la personnalité plutôt qu’au polissage.
Avec le soutien précoce de BBC Radio 6 Music et BBC Radio 4, « Doing Things » résonne car il repositionne la composition expérimentale comme accessible et vivante. Plutôt que de présenter la complexité comme quelque chose de lointain ou d’intimidant, KOGG la présente comme une découverte : un son construit à partir de souffle, de touches de piano cassées, d’élastiques et d’objets du quotidien.
Dans une ère numérique saturée de production hyper optimisée, « Doing Things » se démarque en mettant en avant la transformation. Ce n’est pas seulement une piste de danse, c’est une démonstration de la façon dont un seul son humain peut devenir un système en mouvement complet. Cette inventivité tactile, associée à une perspective discrètement radicale dans un domaine dominé par les hommes, fait de KOGG l’un des groupes expérimentaux les plus convaincants à regarder en 2026.

