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Le Canada renonce à la « taxe sur le streaming » controversée sur la musique et la vidéo


Gatineau, Québec, Canada. Crédit photo : Andrijko Z.

À la suite de nombreuses critiques de la part des plateformes de musique et de vidéo à la demande, le gouvernement canadien a renoncé à sa controversée « taxe sur le streaming ».

Le ministre de l’Identité canadienne et de la Culture, Marc Miller, a récemment annoncé le pivot de la réglementation ainsi qu’un nouveau programme de financement pour les secteurs. Pour mettre les non-initiés au courant, la version courte est que les législateurs ont adopté en 2023 la Loi sur le streaming en ligne, établissant ainsi un cadre de frais de service de streaming qui, en théorie, financerait la production de médias canadiens.

Mais, sans surprise, les plateformes concernées se sont opposées au projet dès le départ. Et des questions pressantes demeurent sur exactement quels projets serait considéré comme canadien en vertu de la loi stricte.

Pendant ce temps, les législateurs américains ont également appelé la taxe sur le streaming comme « discriminatoire » à l’égard des entreprises américaines. Des sociétés comme Spotify et Apple Music envisageaient un éventuel prélèvement de 5 % sur leurs revenus canadiens, et depuis fin mailes géants de la vidéo tels que Netflix et Prime Video étaient confrontés à des frais encore plus élevés de 15 %.

Maintenant, le possibilité distincte d’augmentations de prix en continu a provoqué un changement : le ministre Miller a ordonné au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), l’entité à l’origine de la mise en œuvre de la loi, « de revoir sa récente décision » concernant la taxe vidéo de 15 %.

« Les nouvelles exigences du CRTC imposeraient de nouveaux coûts aux entreprises fournissant ces services, qui pourraient éventuellement retomber sur les consommateurs canadiens en raison de prix plus élevés », a expliqué le gouvernement dans un communiqué. « À une époque où les Canadiens sont confrontés à une pression liée au coût de la vie, ce n’est pas le moment de rendre la culture et le divertissement plus chers. »

Plus près d’aujourd’hui, le gouvernement est sur le point de déployer des « investissements fédéraux » totalisant 600 millions de dollars canadiens (actuellement 432 millions de dollars) « par an pour assurer la stabilité et un soutien immédiat aux secteurs audio et audiovisuel du Canada ».

Le temps nous dira à quoi ressemblera désormais le processus de mise en œuvre du CRTC. DMN a demandé des informations supplémentaires le mois dernier et la commission nous a indiqué qu’elle “ne pouvait pas commenter (la) future décision” concernant la taxe sur le streaming musical.

De plus, alors que le CRTC a déjà prévu un calendrier de « travaux de modernisation de la radiodiffusion » jusqu’en 2027, le gouvernement élabore « de nouvelles orientations politiques pour ajuster la mise en œuvre de la Loi sur le streaming en ligne ».

Au plus haut niveau, ces orientations viseront à maintenir les « services de streaming abordables pour les Canadiens » et à donner la priorité à « la flexibilité tant pour les streamers en ligne que pour les diffuseurs canadiens », selon l’annonce.

Quoi qu’il en soit, le président-directeur général de la Digital Media Association (DIMA), Graham Davies, a exprimé son soutien à la « louable volonté du gouvernement d’écouter les préoccupations de l’industrie numérique, des créateurs et des consommateurs ordinaires ».

« DIMA et ses sociétés membres restent pleinement engagées à travailler en collaboration avec le gouvernement, le CRTC, les créateurs et les parties prenantes du secteur culturel pour garantir que les Canadiens continuent d’avoir accès à la musique qu’ils aiment tout en soutenant un écosystème musical canadien dynamique et durable », a déclaré Davies, dont l’association compte parmi ses membres la plupart des principales plateformes de musique sur demande d’aujourd’hui.





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