JAKARTA : Les États-Unis auraient soumis une proposition en 15 points à l’Iran dans le but de mettre fin à la guerre qui continue de s’intensifier dans la région du Moyen-Orient. Cependant, derrière cette offre diplomatique, il y a une forte pression visant le programme nucléaire iranien et ses routes énergétiques stratégiques.
Des rapports concernant cette proposition ont été publiés pour la première fois mardi (24/3). Le New York Times, citant deux responsables familiers avec le processus diplomatique, a déclaré que le plan avait été transmis via le Pakistan, qui a joué le rôle de médiateur.
Cette proposition reflète les efforts de l’administration du président Donald Trump pour trouver une issue au conflit qui est entré dans sa quatrième semaine, sur fond d’impact économique mondial croissant.
L’un des principaux points du plan est l’arrêt de l’enrichissement de l’uranium sur le territoire iranien. En dehors de cela, Téhéran a également été invité à restituer toutes les matières d’uranium enrichi car elles étaient considérées comme ayant le potentiel de devenir une arme nucléaire.
Le plan prévoit également la réouverture de l’accès au détroit d’Ormuz, un passage vital par lequel passe environ un cinquième des réserves mondiales de pétrole. Depuis le début du conflit, l’Iran aurait restreint l’accès des navires occidentaux à la région, ce qui aurait entraîné une flambée des prix mondiaux de l’énergie.
En échange, l’Iran obtiendrait la levée de toutes les sanctions économiques qui pèsent sur le pays. En outre, les États-Unis ont également proposé leur aide pour développer l’énergie nucléaire civile, notamment dans le cadre de l’installation de Bushehr.
Toutefois, la proposition n’inclut pas les efforts de changement de régime en Iran.
DIPLOMATIE DE RUE, LES ATTAQUES CONTINUERONT
Malgré les efforts diplomatiques, les opérations militaires se poursuivent. Les États-Unis et Israël ont poursuivi leurs attaques contre les installations de missiles balistiques et le programme nucléaire iranien depuis fin février.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que des voies diplomatiques étaient à l’étude. Il a toutefois souligné que les opérations militaires étaient toujours en cours pour atteindre des objectifs stratégiques.
D’un autre côté, on parle d’un cessez-le-feu d’un mois entre les États-Unis et l’Iran. Les médias israéliens, la Douzième chaîne, ont rapporté que cette période serait utilisée pour des négociations de suivi basées sur les propositions soumises.
Il n’est pas encore certain que l’Iran acceptera ce plan. Jusqu’à présent, Téhéran a déclaré ouvertement qu’il n’y avait pas de négociations directes avec Washington.
Cependant, selon plusieurs responsables iraniens et un diplomate, des communications indirectes ont toujours lieu via des intermédiaires pour discuter de la désescalade du conflit.
Le président Donald Trump lui-même s’est dit optimiste quant aux chances de parvenir à un accord. Il a même déclaré que l’Iran se trouvait dans une position militaire de plus en plus sous pression et qu’il n’avait donc d’autre choix que de négocier.
Cependant, l’Iran a souligné qu’il avait toujours la capacité de lancer des attaques dans la région, indiquant que le conflit ne s’apaiserait pas de si tôt.

