JAKARTA : Le nouveau Code pénal (KUHP) contient des dispositions strictes concernant la protection de la liberté de culte.

Ce règlement vise à assurer la sécurité juridique tout en garantissant que chaque fidèle religieux puisse exercer son culte en toute sécurité, sans intimidation, menaces ou violence.

Depuis sa mise en œuvre le 2 janvier 2026, le nouveau Code pénal met l’accent sur l’interdiction de toute forme d’action qui perturbe ou entrave la mise en œuvre d’autres cultes religieux. Ces dispositions sont contenues dans la loi numéro 1 de 2023 concernant le Code pénal.

L’article 303 stipule qu’il est interdit à toute personne de faire du bruit en perturbant, en entravant ou en interrompant des services et cérémonies religieux légitimes en utilisant la violence ou des menaces de violence. La violation de cet article est punie d’un emprisonnement de deux ans maximum ou d’une amende.

Outre les atteintes physiques, le nouveau Code pénal prévoit également des sanctions pénales pour les actes insultants. L’article 304 dispose que quiconque insulte une personne qui accomplit ou dirige un culte peut être condamné à une peine d’emprisonnement maximale d’un an ou à une amende de catégorie III.

DES SANCTIONS PLUS LOURDES POUR VIOLENCE ET INCITATION

Le nouveau Code pénal prévoit des sanctions pénales plus lourdes si l’acte de troubler le culte s’accompagne d’actes graves, tels que des violences graves, des incitations à la haine, des attaques contre des lieux de culte ou des actes qui suscitent l’hostilité et la haine à caractère religieux.

Cette disposition est réglementée à l’article 300. Cet article stipule que quiconque commet publiquement des actes hostiles, exprime la haine ou incite à la discrimination ou à la violence contre la religion ou d’autres convictions peut être condamné à une peine d’emprisonnement maximale de trois ans ou à une amende de catégorie IV.

La menace criminelle augmente si l’acte est diffusé au public, y compris via les médias numériques.

L’article 301 confirme que les auteurs qui diffusent ou diffusent des contenus contenant de l’hostilité ou de la haine fondée sur la religion peuvent être condamnés à une peine de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans ou à une amende de catégorie V.

Pour les auteurs qui récidivent de ces actes dans le cadre de leur activité professionnelle, le juge peut également imposer des sanctions supplémentaires sous forme de révocation de certains droits.

La protection de la liberté religieuse est également confirmée à l’article 302. Quiconque incite quelqu’un à devenir irréligieux ou incroyant peut être condamné à une peine maximale de deux ans de prison.

Par ailleurs, le fait de forcer quelqu’un à changer de religion ou de conviction en utilisant la violence ou la menace de violence est passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à quatre ans.

Le nouveau Code pénal protège également les lieux de culte. L’article 305 dispose que le fait de profaner un lieu de culte ou des objets servant au culte peut être puni d’un emprisonnement d’un an maximum.

Si l’acte prend la forme d’une destruction ou d’un incendie criminel commis illégalement, la peine est portée à cinq ans de prison.

En revanche, la critique des enseignements religieux est toujours autorisée à condition qu’elle soit véhiculée de manière pacifique, qu’elle ne soit pas provocatrice et qu’elle ne contienne pas d’éléments de violence ou de haine.

On espère que cette disposition pourra empêcher les actes de vigilance au nom de la religion et renforcer les attitudes de respect mutuel dans la vie religieuse en Indonésie.



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