Paris, France. Crédit photo : Jennifer Bryan
Grâce principalement à une solide croissance du streaming, l’industrie musicale française a généré 1,07 milliard d’euros (en hausse de 3,9 % sur un an) de revenus enregistrés en 2025, lorsque les artistes locaux dominaient les ondes et les plateformes à la demande.
Ces chiffres et d’autres récemment publiés proviennent de la France Syndicat National de l’Édition Phonographique (SNEP), qui, d’une part, a souligné un ralentissement de la croissance numérique de 5,4 % sur un an à près de 711 millions d’euros (actuellement 823 millions de dollars).
Au milieu du streaming payant bien documenté plateau dans les secteurs musicaux établisle pourcentage – et l’amélioration globale des revenus de 3,9 % en glissement annuel mentionnée, contre 6,4% au niveau mondial – ce n’est pas une surprise.
Néanmoins, le streaming payant à la demande lui-même a rapporté un montant respectable de 639,97 millions de dollars/553,03 millions d’euros (en hausse de 5,9 % sur un an), selon la répartition des revenus de l’industrie musicale française. Et contrairement au ralentissement de l’écoute financée par la publicité dans différents pays (à l’échelle mondiale, l’IFPI a identifié une croissance financée par la publicité de 4,3 % en glissement annuel pour 2025), la France a enregistré une augmentation freemium de 12 % en glissement annuel, avec 97,39 millions de dollars/84,17 millions d’euros.
La hausse des revenus de l’écoute gratuite sur le marché français a été « tirée par un public plus jeune », a expliqué l’organisation.
Par ailleurs, à 27,1 % de la population (en hausse de 1,2 % sur un an), le taux de pénétration du streaming par abonnement en France en 2025 (y compris les particuliers disposant de comptes multi-utilisateurs) reste « nettement inférieur à celui des autres grands marchés mondiaux de la musique », a reconnu le SNEP.
Et en termes d’âge des abonnés, depuis l’année dernière, plus de 70 % des auditeurs payants de musique en France appartenaient à la catégorie des 15-49 ans, selon le rapport.
Autre point positif : les revenus du vinyle ont bondi de 14,8 % sur un an à 130,29 millions de dollars/112,61 millions d’euros en France, qui, souligne le SNEP, « génère près de 20 % de tous les revenus de la musique enregistrée au sein de l’Union européenne ».
De plus, une baisse des ventes de CD sur un an (en baisse de 2,4 % à 103,07 millions de dollars/89,07 millions d’euros) n’a pas empêché le pays d’afficher son plus gros chiffre d’affaires physique en quatre ans, 238,05 millions de dollars/205,39 millions d’euros (en hausse de 5 % sur un an).
Par méthode de vente physique, le commerce électronique a généré 76 millions de dollars/66 millions d’euros en 2025, les boutiques en ligne spécifiques aux artistes gérées par des labels ayant récolté environ 15,6 millions de dollars/13,5 millions d’euros (en hausse de 29 % sur un an), selon le rapport.
Ce dernier point a été pris en compte dans le vinyle le plus vendu en France en 2025 : celui de Billie Eilish. Frappe-moi fort et doucementcelui de Taylor Swift La vie d’une showgirlchez Damso BĒYĀHLe week-end Dépêchez-vous demainet celui de Michael Jackson Thriller, respectivement.
À l’instar de la croissance numérique du marché concerné en 2025, ces projets de vinyle ne sont pas particulièrement surprenants pris isolément. Mais ils sont remarquables à la lumière de la prédominance commerciale initialement soulignée des artistes locaux.
Comme certains s’en souviendront, les talents nationaux ont également bien joué (parmi différentes nations) Italie l’année dernière. Cependant, les professionnels locaux ont sorti 16 des 20 meilleurs albums français de 2025 – dont cinq étant en outre des premiers albums.
Cet exploit est « sans précédent sur les autres grands marchés européens », a souligné le SNEP. « (S)eul un seul premier album d’un artiste local a réussi à se classer dans le top 20 du classement. ROYAUME-UNI, Allemandet Espagnol marchés. Et pas du tout en Italie », écrit l’organisation.
Parallèlement, les sorties en langue française en 2025 représentaient également : environ 75 % des ventes des 200 meilleurs albums ; 53 % des 100 000 titres les plus performants par flux audio et vidéo ; 55 des 100 meilleurs titres par spins radio («(n)jamais, depuis l’introduction de cette métrique il y a 20 ans, un niveau de représentation aussi élevé du répertoire francophone n’a été observé»); 64 % du total des flux sur les nouvelles versions (devenues disponibles au cours des trois dernières années, c’est-à-dire) ; et 71 % des certifications de ventes Or, Platine et Diamant (en hausse de 12 % sur un an).
“(N)ine des dix albums certifiés Diamant (500 000 exemplaires) cette année partagent un trait commun : ce sont des albums de rap produits en France”, ajoute pour faire bonne mesure le SNEP.
Cela dit, les exportations françaises de musique ont légèrement diminué en 2025 (suite à l’amélioration provoquée par les Jeux olympiques de 2024) pour atteindre environ 171 millions de dollars/148 millions d’euros, selon le rapport.

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