LIMITES DE PROPRIÉTÉ EN NUMÉRO
L’une des avancées majeures de cette réglementation est la limitation de la propriété des numéros prépayés. À partir de 2026, chaque client ne pourra disposer que d’un maximum de trois numéros prépayés par fournisseur de services de télécommunication.
Avec ces dispositions, une personne peut toujours disposer de neuf numéros si elle utilise les services de trois opérateurs différents, tels que Telkomsel, XL et Indosat. Cependant, la possession de plus de trois numéros chez un même opérateur n’est pas autorisée.
Cette politique vise à empêcher l’accumulation de grands nombres par des parties irresponsables, à supprimer la pratique du SIM farming et à faciliter le suivi des numéros dans le processus d’enquête sur la criminalité numérique.
Meutya a révélé que la pratique de l’usurpation d’identité est encore fréquente.
“Parce que nous surveillons que parfois un NIK peut avoir 100 numéros et qu’il est susceptible d’être utilisé pour des crimes. Ou des personnes dont le NIK est volé pour commettre des crimes. Ensuite, on leur demande d’être tenus responsables de crimes qu’ils n’ont pas commis”, a souligné Meutya.
Dans cette dernière réglementation, chaque citoyen indonésien (WNI) est tenu d’utiliser un numéro d’identification de la population (NIK) combiné à des données biométriques faciales lors de son inscription. Pendant ce temps, les citoyens étrangers (WNA) utilisent un passeport ou un permis de séjour.
Les utilisateurs de moins de 17 ans sont tenus d’utiliser l’identité et les données biométriques du chef de famille.
Afin de combler le fossé dans la circulation des numéros anonymes, le gouvernement exige également que toutes les cartes de démarrage soient vendues dans un état inactif. La nouvelle carte SIM ne peut être utilisée qu’une fois le processus d’enregistrement biométrique vérifié avec succès.
Cette politique met également fin à l’ancienne pratique selon laquelle les cartes SIM peuvent être utilisées immédiatement même si elles n’ont pas été enregistrées, une faille souvent exploitée par les fraudeurs, le spam et la cybercriminalité.
En dehors de cela, ce règlement donne au public tous les droits sur ses données d’identité. Chaque citoyen a désormais le droit de vérifier tous les numéros de téléphone portable enregistrés pour connaître son NIK, de bloquer les numéros qu’il ne reconnaît pas ou qui sont utilisés sans autorisation et de déposer une plainte s’il est indiqué que le numéro est utilisé pour un acte criminel.
Les fournisseurs de services de télécommunications sont également tenus de fournir des services de vérification des numéros via des applications officielles, des sites Web et des services SMS ou USSD.

