NEW YORK : La cause de la mort de trois soldats de la paix indonésiens au Liban commence à faire la lumière après que l’ONU a publié les résultats d’une première enquête.
Les Nations Unies (ONU) ont révélé les premiers résultats concernant deux incidents survenus les 29 et 30 mars qui ont tué trois soldats de la TNI membres de la mission de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
Les trois victimes étaient des majors Zulmi Aditya Iskandarle premier sergent Muhammad Nur Ichwan et le caporal Farizal Rhomadon.
Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que les résultats de l’enquête initiale avaient été partagés avec le gouvernement indonésien, ainsi qu’avec les parties israélienne et libanaise.
D’après les conclusions préliminaires, l’incident du 29 mars qui a tué Farizal a été provoqué par des tirs de chars israéliens.
“Sur la base des preuves disponibles, y compris l’analyse du lieu d’impact et des fragments de projectile trouvés à la position 7-1 du PBB, le projectile était un obus principal de char de calibre 120 mm tiré par un char Merkava appartenant aux Forces de défense israéliennes depuis l’est”, a déclaré un communiqué du PBB reçu par CNA Indonésie mercredi (8/4).
L’ONU a également rappelé que les coordonnées de toutes les positions et installations de la FINUL avaient été fournies aux Forces de défense israéliennes les 6 et 22 mars afin de réduire les risques pour le personnel.
Parallèlement, le deuxième incident survenu le 30 mars, qui a tué deux autres soldats, a été provoqué par l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED) ou d’une mine terrestre.
“Sur la base des preuves disponibles, y compris l’analyse du lieu de l’explosion, du véhicule concerné, ainsi que d’un deuxième engin explosif improvisé (IED) trouvé à proximité le même jour, l’explosion a été provoquée par un engin piégé activé par la victime (fil-piège)”, indique le communiqué.
“L’enquête a évalué que, compte tenu du lieu de l’incident, des caractéristiques de l’explosion, ainsi que du contexte actuel, l’IED a très probablement été posé par le Hezbollah.”
L’ONU a souligné que les conclusions étaient préliminaires et basées sur les preuves matérielles actuellement disponibles.
“Il s’agit d’une première conclusion. Le processus d’enquête complet est toujours en cours pour bien comprendre le contexte et les circonstances”, a déclaré Dujarric.
L’ONU formera également une commission d’enquête sur les deux incidents conformément aux procédures applicables.
Dans sa déclaration, l’ONU a déclaré que les attaques contre les soldats de maintien de la paix pourraient être qualifiées de crimes de guerre au regard du droit international.
L’organisation exhorte toutes les parties à assurer la sûreté et la sécurité du personnel de l’ONU et à respecter l’immunité de leurs installations.
Les trois soldats tombés au combat ont été enterrés lors de cérémonies militaires dans leurs villages respectifs le 5 avril.

