L’amour de Roger Ebert pour certains films était clair et net, notamment lorsqu’il lui a attribué la note parfaite de quatre étoiles sur quatre. Il existe de nombreux films « parfaits » approuvés par Ebert que tout le monde devrait regarder au moins une fois.même si certaines entrées sont plus négligées que d’autres. Par exemple, Ebert a donné une partition parfaite à “The Cell” de Tarsem Singh, qui est toujours perçu comme un film déroutant et lourd de symbolisme qui divise les critiques et le public. Ensuite, il y a la comédie culte de science-fiction des années 60, “The President’s Analyst”, qui a obtenu une partition parfaite d’Ebert mais n’a pas réussi à intéresser le grand public. Ce n’est cependant pas le cas du drame de Ryan Fleck de 2006, “Half Nelson”, car la critique quatre étoiles d’Ebert s’aligne sur un consensus public positif. Il y a une bonne raison à cela, car cette vedette de Ryan Gosling parvient à impressionner sur plusieurs fronts.

Gosling n’avait que 26 ans lorsqu’il a été nominé pour l’Oscar du meilleur acteur pour “Half Nelson”. Une réalisation aussi stupéfiante ne nous surprend pas avec le recul, surtout dans le contexte de la performance de l’acteur dans “Project Hail Mary”, qui domine actuellement le box-office. celui d’Ebert revoir car “Half Nelson” évoque le tour de Gosling dans le rôle de Dan Dunne, un professeur d’histoire en difficulté qui se lie d’amitié avec un étudiant nommé Drey (Shareeka Epps). Ebert déclare :

“‘Ryan Gosling’ peut ressembler au nom d’un adolescent idole, mais cette performance, qui suit ‘The Believer’, prouve qu’il est l’un des meilleurs acteurs du cinéma contemporain. Et il n’a que 25 ans.”

Ebert a également ajouté que “Half Nelson” n’est pas un film conventionnel de “professeur/mentor inspirant”, car il s’intéresse davantage aux émotions complexes que vivent les gens en allant au travail chaque jour. Avec cette critique élogieuse à l’esprit, expliquons pourquoi « Half Nelson » mérite d’être revisité.

Half Nelson est un drame émouvant avec une performance inoubliable de Ryan Gosling

Spoilers pour “Half Nelson” à venir.

Le film de Fleck s’ouvre avec un Dan charismatique prenant d’assaut la classe, car son approche de l’enseignement est à la fois efficace et non conventionnelle. Malheureusement, Dan lutte contre la toxicomanie et Drey tombe sur lui en train de consommer gratuitement de la cocaïne dans les vestiaires. Compte tenu de la nature perspicace de Drey, elle n’analyse pas cela sous l’angle du jugement. Au lieu de cela, les deux forment une amitié fondée sur la compassion mutuelle, même si cela nécessite une certaine vulnérabilité qui n’est pas facile à gérer.

Les difficultés de Drey à la maison la poussent vers des emplois peu recommandables comme vendre de la drogue, et Dan fait de son mieux pour protéger cet enfant des difficultés de la vie. C’est plus facile à dire qu’à faire, car la quête de rédemption de Dan est gâchée par le doute de soi et la peur de la codépendance. Ebert résume parfaitement cette dynamique centrale complexe, qui explique également le symbolisme inhérent à la prise de lutte titulaire :

“Dan lui-même est confus au sujet de sa relation avec Drey. Il sait qu’il ne peut pas sauver le monde; il veut juste faire le bien envers cette fille. Mais il y a des limites. Il est son professeur, après tout, pas son ami. Mais Drey a besoin des deux, et elle ne va pas laisser les descriptions de poste lui faire obstacle (…) En regardant Dan enseigner – ou certains des rapports oraux sur l’histoire et la politique livrés par ses étudiants – la frontière proverbiale entre le personnel et le politique n’a plus de sens, parce qu’ils ne peuvent s’empêcher d’être un et pareil.”

“Half Nelson” est magnifiquement écrit et raconté, avec Gosling et Epps réalisant des performances convaincantes qui nous permettent de sympathiser avec les deux personnages. Un brin de solitude traverse ce film déchirant, mais l’espoir est offert sans qu’il soit nécessaire d’édulcorer la souffrance humaine.

“Half Nelson” est diffusé sur Prime Video.





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